« Timon d'Athènes » 
de Shakespeare

Du 2 mars  au 2 avril 2017

Mi-figue, mi-figue

Notre avis : mi-figue, mi-figue

Cyril le Grix prend le risque de s’approprier un des textes les plus lourds et difficiles de Shakespeare. Un beau pari, pas réussi sur toute la ligne mais à voir pour se faire une cure de langue shakespearienne.


Je suis misanthrope, et je hais le genre humain. Quant à toi, je voudrais que tu fusses chien pour pouvoir t’aimer un peu.
© Cyril Le Grix

© Cyril Le Grix


La pièce en bref 

Timon d’Athènes ? C’est qui encore c’gars-là ? Voilà en effet une pièce de Shakespeare pas si souvent montée. C’est donc un petit plaisir de voir un spectacle rare qui change un peu du Roi Lear et autre Roméo et Juliette (alerte snobisme de celle qui se plaint d’avoir trop vu Shakespeare au théâtre). Mais de quoi retourne-t-il ? Timon, interprété par le génial Patrick Catalifo (confondu une heure durant avec l’acteur qui jouait dans P.J. Saint-Martin Bruno Wolkowitch, avouez qu’il y a un air) est un noble athénien pété de pognon et très généreux, qui s’est malheureusement entouré de copains plus attirés par sa bourse que par ses beaux yeux. Le blème c’est que Timon finit par crouler sous les dettes impayées, et que commence ensuite la valse des abandons. Le dindon de la farce s'enfuit donc sur une île déserte avec pour seule compagnie le trésor qu’il y a trouvé et sa haine de l'humanité.

Si le personnage est poignant, drôle et tragique, on peut regretter toutefois une mise en bouche  un peu faible, notamment avec une fête pas franchement convaincante. Sans compter un prologue au micro qui vous jette brutalement dans les bras de Morphée. Le principal intérêt de ce spectacle réside dans le parallèle un peu facile avec le Pénépole-Gate (certaines scènes suscitant quelques rires de connivence dans la salle). Reste que les personnages ne sont pas tous travaillés avec la même rigueur, ce qui rend le spectacle agréable mais pas passionnant.


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé

  • L’incroyable résonance de la pièce avec l’actualité fillonesque. A se demander si Shakespeare n’avait pas tout capté quatre siècles en avance.
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On a moins aimé

  • Etre un peu flapie en arrivant, et encore plus en sortant.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un ami qui n'a pas d'ami (parce que la pièce pousse à ce genre de paradoxe).

Allez-y si vous aimez

  • Les complots politiques.


Infos pratiques

Mise en scène 
Cyril Le Grix

Dates
2 mar.  au 2 avr.2017

Horaire
20h (mar-sam)
16h (dim)

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Durée
1h55

Adresse
Théâtre de la Tempête
La Cartoucherie
Paris 12

Avec
Patrick Catalifo, Jean-Pierre Bernard, Philippe Catoire, Thibaud Corrion, Thomas Dewynter, Maud Imbert, Jérôme Keen, Alexandre Mousset, Carole Schaal

 

 

Prix
-26 ans : 10€
+26 ans : 20€


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