« The Fountainhead » 
d'Ayn Rand

Du 10 au 17 novembre 2016

À ne pas manquer

Notre avis : À NE PAS MANQUER
-sélection NOVEMBRE 2016-

 

 Une adaptation monumentale d’un des plus grands romans du 20ème siècle sur l’architecture !


Ce n’est pas entre le sacrifice de soi et la domination des autres qu’il faut choisir, mais entre le code du créateur et celui du parasite.
© Jan Versweyveld

© Jan Versweyveld


La pièce en bref

New York. Années 1920. On construit à tout va. Les architectes les plus en vue du moment noient leur potentiel dans les intrigues de couloir. Au milieu, Howard Roark, fraîchement viré de la prestigieuse université de Stanton pour avoir refusé de se conformer au classicisme ambiant et prôné une liberté de création aussi radicale qu'autodestructrice. Sa rencontre avec Dominique Francon, fille d’un des plus grands architectes de l’époque, va marquer un véritable tournant dans la carrière du jeune prodige et précipiter sa chute. Adapté du roman fleuve de l’américaine Ayn Rand (injustement méconnue en Europe), The Fountainhead interroge la place de l'artiste créateur dans la société (nécessairement incompris et rejeté par ses pairs), ici toujours sur le point de sauter — ou d’être poussé — du haut d’une de ses tours.

Passons sur le génie de mise en scène dont a encore une fois su faire preuve Ivo Van Hove pour vanter l’originalité du sujet et de son traitement. Certes, les moyens mis en œuvre sont colossaux : reconstitution d'atelier d'architecte, croquis griffonnés projetés sur grand écran, machine à imprimer d’époque, scènes d’amour filmées à même le sol…Tous les comédiens fétiches du metteur en scène néerlandais sont sur le plateau, entourés d’une flopée d'hommes en chemise blanche assis derrière une baie vitrée, le tout sur fond de musique expérimentale tendance bruits de chantier. Au final, quatre heures de représentation, pas une minute de gâchée, pas une phrase qui ne suscite un brin d’identification, et une furieuse envie de dévorer le roman d’Ayn Rand.


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé

  • Le monologue final d’Howard Roark, qui vous fera passer l’envie d'être (ou de devenir) un parasite.
  • Le second degré d’Ivo Van Hove, véritable coqueluche du théâtre européen, qui vante les mérites de la solitude de l’artiste face au reste du monde.
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On a moins aimé

  • Sursauter au son d’un grand coup de barre métallique sur bloc de béton. On préfère vous prévenir, car il y a fort à parier que certains au premier rang y ont laissé leurs dents de devant.

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Quelqu’un qui aimera se vanter d’avoir
    « été voir une pièce formidable sur le lien entre objectivisme et architecture. De 4 heures. Et en néerlandais. »

Allez-y si vous aimez

  • Vous remettre en question.
  • Vous prendre une bonne claque de temps à autre.
  • Le néerlandais, mélodieux à souhait.


Infos pratiques

Mise en scène 
Ivo Van Hove

Dates
10 au 17 nov. 2016

Horaire
19h30 (mar-sam)
15h (dim)
 

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Durée
4h
(entracte de 20 min)

Adresse
Ateliers Berthier
1 rue André Suarès
Paris 17

Avec
Robert de Hoog, Janni Goslinga, Aus Greidanus jr., Hans Kesting, Hugo Koolschijn, Ramsey Nasr, Frieda Pittoors, Halina Reijn, Bart Slegers

Prix
-28 ans : 19€
+28 ans : 37€


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