« Tristesses » d’Anne-Cécile Vandalem

Du 5 au 27 mai 2018

 
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NOTRE AVIS : MI-FIGUE MI-FIGUE

Bienvenue à Tristesses, une île danoise où les seuls survivants se tirent dans les pattes et se font manipuler par un parti politique d’extrême droite. Alors, prêt à y faire un petit tour ?


Je veux montrer les larmes en tant que manifestation des signes extérieurs de la tristesse, car elles ont une puissance esthétique infinie.
— Anne-Cécile Vandalem
  ©  Christophe Engels

© Christophe Engels


La pièce en bref

Tristesses est une île au large du Danemark dans laquelle ne vivent plus que 8 habitants. Enfin 7, depuis qu’Ida Heiger, une vielle femme, vient d’être retrouvée pendue au drapeau du pays. Ambiance. Les villageois, qui n’étaient déjà pas bien joyeux, s’enfoncent alors dans un océan de larmes et de désespoir. Pourquoi la vieille s’est-elle suicidée ? Comment va réagir sa fille, Martha Heider, dirigeante du Parti d’extrême droite local ? Commence alors un thriller politico-nordico-dépressif sur fond de montée de populisme et de pleurs incessants. Evidemment, la tristesse est là, mais vous aurez également droit à une série de tentative de meurtre, manipulation, détournement de fonds publics, chantage, corruption, dépression, abus de pouvoir… Bref, on est loin de la vision idyllique des pays scandinaves adeptes du hygge.

Le grand intérêt de la pièce, c’est son procédé scénique visant à voir tout ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur des maisons. Grâce à un jeu de caméras, on voit en effet ce qui se trame dans les salons, et ça ne fait pas que chouiner dans les chaumières ! Entre théâtre et cinéma, le grand écran sur la scène assouvit notre part de voyeurisme en découvrant l’intimité des foyers, avec un petit côté télé-réalité. Parce que oui, on veut toujours savoir ce le voisin mijote et, de toute façon on n’a jamais vu de village heureux. Bon, de là à basculer dans le fait divers aussi glauque, peut-être pas. Et même si les personnages sont tous terrorisés, on aurait aimé que la tension soit beaucoup plus forte et aller jusqu’au bout de cet univers blafard qui nous prouve que pour vivre heureux, mieux vaut ne pas vivre (trop) caché.

 

 
 

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On a aimé

  • La mise en scène très inventive.
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ON A MOINS AIMÉ

  • La fin tragique, ou comment déprimer un samedi soir.  

AVEC QUI FAUT-IL Y ALLER ?

  • Un amateur de polars nordiques et de krisprolls.
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ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • Les drames locaux.

Infos Pratiques

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Mise en scène  
Anne-Cécile Vandalem

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Dates
5 au 27 mai 2018

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Horaire
20h00 (mar-sam)
15h (dim)

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Durée
2h10

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Adresse 
Odéon Théâtre de l'Europe
Place de l'Odéon
Paris 6

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Avec
Vincent Cahay, Anne-Pascale Clairembourg, Epona Guillaume, Séléné Guillaume en alternance avec Asia Amans, Pierre Kissling, Vincent Lécuyer, Catherine Mestoussis en alternance avec Zoé Kovacs, Jean-Benoit Ugeux, Anne-Cécile Vandalem en alternance avec Florence Janas, Françoise Vanhecke et Alexandre Von Sivers.

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Prix
- de 28 ans : 7-20€
+ de 28 ans : 14-20€


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