«La Maladie de la mort » de Marguerite Duras

Du 16 janvier au 3 février 2017

 
Mi figue, mi figue.png

NOTRE AVIS : MI-FIGUE, MI-FIGUE

Il faut (beaucoup) aimer Marguerite Duras pour se risquer à la voir passer sur le grill théâtral. Exercice casse-gueule par excellence, cette fois-ci encore l'adaptation se casse la binette.


Il y a en vous des sanglots dont vous ne savez pas le pourquoi.
  © Duane Michals

© Duane Michals


La pièce en bref

On avait pourtant été prévoyant. La Maladie de la mort ? On se souvient avoir adoré. Laëtitia Dosch ? Depuis Jeune Femme, on ne s'en lasse plus. Les Bouffes du Nord ? On a rarement vu si beau théâtre. Tous les ingrédients étaient là, offerts sur un plateau d'argent. On était prêt à laisser une dernière chance à quiconque tenterait une énième adaptation théâtrale de Marguerite Duras. Et même si ça fait mal, avouons-le : c'est bel et bien un demi-ratage. L'histoire est simple : un homme tourmenté du bulbe et du dessous de la ceinture demande à une femme de le rejoindre chaque soir dans une chambre d'hôtel en bord de mer. Moyennant une coquette somme, elle accepte de se laisser faire. Mais si vous voulez notre avis, parfois faut pas se forcer, car ici il semblerait que le préposé ne soit plus tout à fait vivant de l'intérieur. 

Si la monotonie des textes de Duras est en soi une formidable expérience de lecture, au théâtre chaque phrase nous donnerait presque envie d'ouvrir le gaz. Les deux comédiens font ce qu'ils peuvent pour mâtiner tout ça d'érotisme et d'intensité, mais se balader nu en parlant d'une voix grave ne fait pas de vous un héros durassien (ça se saurait). Le dispositif — très en vogue — consistant à filmer chaque scène en temps réel pour les projeter sur un écran en noir et blanc nous laisse quelques belles images en tête, mais c'est décidé : on ne nous y reprendra plus.

 
 

Envie de plus de théâtre ?


On a aimé.png

On a aimé

  • Réentendre le texte. 
  • Quelques beaux plans.
On a moins aimé.png

ON A MOINS AIMÉ

  • La narratrice coincée dans sa petite guitoune en verre sur un côté du plateau. Une intonation proche de celle de Duras, mais/donc qui endort littéralement.

AVEC QUI FAUT-IL Y ALLER ?

  • Un homme frigide. 
  • Une femme blasée.
Avec qui faut-il y aller.png

ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • Marguerite Duras (et encore, si vous l'aimez on n'est pas sûr que vous allez aimer, m'enfin à ce compte-là on s'en sort plus de cette histoire).

Infos Pratiques

download.png

Mise en scène  
Katie Mitchell
(Adaptation Alice Birch)

download (1).png

Dates
16 jan. au 3 fév. 2018

download (2).png

Horaire
20h30 (mar-sam)
15h30 (sam)

Durée.png

Durée
1h

Adresse.png

Adresse 
Théâtre des Bouffes du Nord
31 bis bvd de la Chapelle
Paris 10

Avec.png

Avec
Laëtitia Dosch
Nick Fletcher
Irène Jacob

Prix.png

Prix
- de 26 ans: 26€
+ de 26 ans : 32€
 


Merci de nous avoir lus, maintenant allez-y !