« La main de Leïla » Aïda Asgharzadeh & Kamel Isker

Du 23 septembre au 31 décembre 2017 

 

NOTRE AVIS : A NE PAS MANQUER

Samir et Leïla s’aiment. Sauf que dans l’Algérie de 1988, on n’a pas le droit d’aimer n’importe qui, surtout quand on est la fille d’un général (et que le prétendant tient un cinéma clandestin).


C’est l’histoire d’un amour plus grand que le plus grand des contes, d’un désir plus vif que les plus vives révoltes.
© Liza Lesourd

© Liza Lesourd


La pièce en bref

Quoi de mieux que le théâtre pour raconter la grande Histoire (celle du monde mondial avec des guerres des révolutions et tout le tralala) à travers la petite histoire (celle des gens qui vivent dans la grande Histoire sans trop savoir pourquoi) ? C’est le pari qu’ont remporté Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker, dans cette pièce aux allures de Roméo et Juliette sur fond de mouvement populaire dans un petit village algérien. Le pays est alors en proie à des révoltes contre le gouvernement et le FLN. Samir tient un cinéma clandestin interdit aux femmes, où il diffuse les scènes censurées de chefs d’œuvre du cinéma. Pour les amoureux de Casablanca, c’est donc déjà un petit plaisir de voir le film honoré de la sorte. Un soir, Leïla se faufile encapuchonnée, elle veut connaître la fin du film. C’est le début d’une grande histoire d’amour nichée dans le secret, car la belle Leïla est fille du colonel Bensaada, qui entre nous n’a aucune raison d’approuver cette relation illicite avec un p’tit gars des rues.

On adore le décor simple mais efficace : un drap tendu en guise d’écran de cinéma, deux trois cageots pour faire une barricade contre les forces de l’ordre... Seuls trois acteurs régissent la totalité des personnages et galopent d’une scène à l’autre avec une virtuosité sans égal. La mise en scène signée Régis Vallée n’est pas sans rappeler le travail d’Alexis Michalik (la starlette théâtrale incontournable du moment). Normal, ces derniers ont collaboré à plusieurs reprises et on ne doute pas qu’une certaine influence ait porté ses fruits. C’est drôle, c’est touchant et passionnant. Allez-y !


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On a aimé

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AVEC QUI FAUT-IL Y ALLER ?

  • Un fan de cinéma.
  • De l'Algérie.
  • De Théâtre.
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ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • Les histoires d'amour impossibles.

Infos Pratiques

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Mise en scène  
Régis Vallée

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Dates
23 sept. au 31 déc. 2017

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Horaire
21h (mer-sam)
15h (dim)

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Durée
1h20

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Adresse 
Théâtre des Béliers
14 bis rue Sainte Isaure
Paris 18

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Avec
Aïda Asgharzadeh, Azize Kabouche, Kamel Isker

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Prix
- de 26 ans : 17€
+ de 26 ans : 30€


Merci de nous avoir lus, maintenant allez-y !