« King Kong Théorie » de Virginie Despentes

Du 25 mai au 7 juillet 2018

 
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NOTRE AVIS : UNE RÉUSSITE
-SÉLECTION JUIN 2018-

L’essai de Virginie Despentes refait son entrée fracassante au théâtre. Cette (King Kong ) théorie, on aimerait se la dire chaque soir avant de s’endormir, telle une comptine dont les mots prennent vie et cassent la gueule de tous les bien-pensants.


Cette femme blanche heureuse à laquelle on devrait faire l’effort de ressembler (…) je crois bien qu’elle n’existe pas.
  ©  François Berthier

© François Berthier


La pièce en bref

Elle en a fait du chemin la jeune Virginie Despentes depuis son premier livre Baise-Moi en 1993. Un an plus tard sortait Extension du domaine de la lutte, le premier roman de Michel Houellebecq. Mais lui, on ne l’a pas attaqué sur son physique (et pourtant), ni sur sa vie privée ou sur comment il entendait la vivre. Despentes, si, et constamment. Ces inégalités de traitements entre les hommes et les femmes, elle en parle très bien dans King Kong Théorie, essai autobiographique sorti en 2006, dans lequel elle donne aussi sa vision très cash de la sexualité, du porno et du viol. En 2018, alors que Houellebecq consume sa dernière clope on ne sait où, à faire on ne sait quoi (rien ?), Despentes incarne le renouveau féministe, est jurée du prix Goncourt et voit son texte érigé en pamphlet et adapté au théâtre. Sur scène, chaque mot prononcé captive autant qu’il dérange, et pour sûr, nous fait réfléchir.

La puissance du texte est telle qu’une simple lecture aurait suffi, même si la dynamique scénique de Vanessa Larré ne démérite pas. Bien sûr, les actrices sont formidables, et on n’en attendait pas moins pour interpréter ce manifeste. Le jeu de caméra retransmis sur grand écran était-il indispensable ? Rien n’est moins sûr… En tout cas, moins important que de citer les premières lignes du livre, les fameuses « j’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables (...) toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf ». Ah non mais alors ! Un autre célèbre passage (« parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir.. ») légèrement bâclé… Et sinon ? Que dire à part qu’il faut lire, relire et entendre de quelle que manière que ce soit l’un des textes les plus importants de la décennie.

 
 

Envie de plus de théâtre ?


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On a aimé

  • Les différentes facettes des actrices qui se dévoilent et se déchaussent.
  • Le texte, évidemment.
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ON A MOINS AIMÉ

  • Certains passages un peu datés, mais c’est plutôt bon signe !

AVEC QUI FAUT-IL Y ALLER ?

  • Un homme, bien sûr !
  • Quelqu’un d’ouvert et prêt à entendre un discours sans concession.
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ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • Les femmes qui disent ce qu’elles pensent.

Infos Pratiques

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Mise en scène  
Vanessa Larré

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Dates
25 mai au 7 juillet
2018

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Horaire
21h (mar-sam)
 

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Durée
1h15

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Adresse 
Théâtre de l'Atelier
1 place . Dullin
Paris 18

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Avec
Anne Azoulay, Marie Denarnaud et Valérie de Dietrich

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Prix
- de 26 ans : 23€
+ de 26 ans : 33€
 


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