« A nous deux maintenant » de Jonathan Capdevielle

Du  23 novembre au 3 décembre  2017

 
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NOTRE AVIS : Seulement s'il pleut... et seul

 


Il arrive aux sages de devenir fous, mais les fous ne deviennent jamais sages.
  © Pascal Gély

© Pascal Gély


La pièce en bref

On avait été conquis-e-s (allez, un peu de résistance face à l'Académie française et au gouvernement, ça fera pas de mal) par les spectacles autobiographiques de Jonathan Capdevielle, Adishatz et Saga (le premier se rejoue au Rond-point en décembre, à ne surtout pas manquer). Pourtant, quand un auteur-metteur en scène (ventriloque marionnettiste et bien d'autres choses encore) s'aventure dans un autre genre, il y a toujours un petit risque. Et là, pas de bol, la virée à Nanterre tourne à la grosse déception. 

Est-ce le choix de l'oeuvre littéraire ? Une oeuvre pour le moins méconnue de Bernanos (qui a dit mineure ?), qu'il écrit surtout pour gagner de l'argent à un moment où il a du mal à nourrir sa famille ? Ce bon catho de droite s'essaye là au polar, ou plutôt à l'anti-polar tant il s'embourbe dans l'écriture et élargit les pistes au lieu de les resserrer comme dans tout bon roman noir. Le personnage principal est - surprise surprise - un prêtre, comme toujours chez Bernanos. Sauf qu'ici il s'agit vraisemblablement d'une jeune fille travesti en soutane, qui malgré l'attraction qu'il/elle exerce sur les autres protagonistes, devient rapidement le principal suspect du meurtre qui a été sauvagement perpétré. La mise en scène n'arrange rien à l'affaire. On passe la première heure dans le noir — il va falloir réfréner toute envie de roupiller. La suite est quasiment inaudible, même si les talents de ventriloque de Capdevielle sont toujours une merveille. La scénographie rappelle un peu celle de Saga, un gros tronc décapité en lieu et place du rocher. On ne risque pas de vous dévoiler le coupable, on est parti avant la fin (mais il paraît que les dernières minutes sont très bien, si vous avez le courage de tenir près de trois heures). 

 
 

Envie de plus de théâtre ?


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On a aimé

  • Le costume de motard, petite référence à Bernanos qui paraît-il aimait bien ce moyen de locomotion.
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ON A MOINS AIMÉ

  • La première heure dans le noir.
  • Le texte.
  • Le jeu outrancier de certaines actrices.

AVEC QUI FAUT-IL Y ALLER ?

  • Un exégète de l'oeuvre de Bernanos, à la limite.
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ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • Basculer dans votre monde intérieur.
  • Avoir un moment pour ressasser vos ennuis de la semaine, ou faire votre liste de course, au choix.

Infos Pratiques

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Mise en scène  
Jonathan Capdevielle

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Dates
20 sept. au 11 fév. 2018

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Horaire
20h30 (mar-sam)
14h (dim)

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Durée
1h45

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Adresse 
Nanterre-Amandiers
7 av. Pablo Picasso
Nanterre

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Avec
Clémentine Baert, Arthur Bartlett Gillette (en alternance avec Jennifer Hutt), Jonathan Capdevielle, Dimitri Doré, Jonathan Drillet, Michèle Gurtner

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Prix
À partir de 10€
 


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