« Tartuffe »
de Molière

Du 28 janvier au 25 mars 2016

Une réussite

Notre avis : À NE PAS MANQUER
-sélection février 2016-

Monté à la hâte en 2014 après la disparition de Patrice Chéreau qui devait en assurer initialement la mise en scène, ce Tartuffe de Luc Bondy lui aussi disparu depuis reprend du service aux Ateliers Berthier jusqu'au mois de mars. Du lourd, pas seulement du fait de cette chronologie tragique.


On est aisément dupé par ce qu’on aime.
Et l’amour-propre engage à se tromper soi-même.
©  Thierry Depagne

©  Thierry Depagne


La pièce en bref

Jamais la langue de Molière ne nous aura paru si proche et si brillante que dans cette mise en scène de Tartuffe. Dès la scène inaugurale du petit-déjeuner qui ouvre le premier acte, nous sommes immédiatement happés par l'atmosphère électrique qui préside aux échanges de cette famille au bord de l'implosion. Et pour cause!  Orgon, le père, s'est entiché d'un jeune dévot trouble-fête répondant au nom de Tartuffe, dont la présence et la montée en puissance sont vécues comme une menace par toute la maisonnée. Littéralement « Tartuffié », Orgon feint de ne pas voir que son protégé tente de séduire sa femme, et entend bien lui donner sa fille Mariane pour épouse. Hypocrisie, bigoterie,  et cabotinage nous emportent dans un chassé-croisé haletant au terme duquel Tartuffe sera finalement confondu, et l'harmonie familiale restaurée. Comme souvent chez Molière, l'honneur est sauf, du moins en apparence. 

Mené par des comédiens au sommet de leur art, ce Tartuffe nous éblouit par son rythme, sa modernité et son intelligence. Le décor de Richard Peduzzi est de bric et de broc. Son carrelage en damier noir et blanc nous donnerait presque le tournis, mais la partie d'échec qui se joue là n'en reste pas moins réjouissante.  

 
 

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On a aimé

  • La façon dont les comédiens réactualisent le texte de Molière sans en changer une phrase.
  • L'intelligence de la mise en scène, qui allie avec brio légèreté et cynisme.
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On a moins aimé

  • Les décors, un peu lourds.

 

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un amateur de classiques

Allez-y si vous aimez

  • La langue de Molière
  • Les intrigues de couloir

 


Infos pratiques

Mise en scène  
Luc Bondy

Dates
28 jan. au 25 mar. 2016

Horaire
20h (mar-sam)
15h (dim)

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Durée
1h50

Adresse
Ateliers Berthier
1, rue André Suares
Paris 17

Avec
Christiane Cohendy, Victoire Du Bois, Audrey Fleurot, Laurent Grévill, Nathalie Kousnetzoff, Samuel Labarthe, Yannik Landrein, Micha Lescot, Sylvain Levitte, Yasmine Nadifi, Chantal Neuwirth, Fred Ulysse, Pierre Yvon

Prix
-28 ans : 18€
+28 ans : 36€


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