« Sideways Rain» 
de Guilherme Botelho

Du 3 au 10 novembre 2016

Une réussite

Notre avis : Une réussite

Du diplodocus au bipède en passant par l’amphibien, Sideways Rain retrace l’histoire de l’humanité et de son évolution à travers un flux continu d’êtres vivants, parcourant la scène sans jamais s’arrêter.


Mais c’est le sol qui bouge ou c’est eux qui glissent ? 
— Ma voisine, interloquée
© Jean-Yves Genoud

© Jean-Yves Genoud


La pièce en bref

D’abord un rampant. Puis un second. Un troisième, et ainsi de suite. Leurs orteils glissent au même rythme, de telle façon que l’on a l’étrange impression que le sol se dérobe sous leurs pattes. Le troupeau avance lentement, éternellement, chacun dans sa ligne se dirigeant toujours vers le même point, sans interruption, jamais. Jusqu’à ce que l’un d’eux avance plus vite, puis se transforme pour adopter une nouvelle démarche.

L’humanité éclot petit à petit dans ces pas prenant progressivement la forme d’une marche de bipède. Les quatorze danseurs arrivent parfaitement à nous embarquer dans ce tournis de l’évolution darwinienne, pour finir par un galop incessant, sans savoir vraiment vers quoi ils courent. Le tout bercé par la musique électro envoûtante de Murcof. Un peu trop même. Avouons-le, on peut parfois piquer du nez. Mais après tout, est-ce bien grave ? Puisque ce flux ne s’arrête jamais, on ne risque pas d’être perdus en cours de route. C’est d’ailleurs ce qu’on pourrait reprocher à ce spectacle, plus proche de la performance que de la danse. Si le vertige est au rendez-vous, il nous laisse aussi un peu sur notre faim. On finit par être un poil frustrés de ne jamais voir ces corps fluctuants s’immobiliser deux minutes, et comprenant vite où on veut nous emmener, on peut aisément se lasser au bout d'une heure. Mais reconnaissons tout de même que Guilherme Botelho nous offre avec Sideways Rain un ensemble poétique et étonnant — soit poé-nant —  et on aurait tort de s'en priver !


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On a aimé

  • Les mouvements des corps, presque une illusion d'optique !
  • La musique, immersive.
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On a moins aimé

  • C'est tout de même un peu longuet.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Votre copine la vache habituée à regarder les trains passer, et plutôt calée sur le darwinisme.

Allez-y si vous aimez

  • Avoir le tournis. 
  • Marcher lentement. 


Infos pratiques

Mise en scène 
Guilherme Botelho

Dates
3 au 10 nov. 2016

Horaire
20h30 (mar-sam)

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Durée
1h

Adresse
Monfort Théâtre
106 rue Brancion
Paris 15

Avec
Fabio Bergamaschi, Alexandre Bibia, Adriano Coletta, Lind Johannes, Victoria Hoyland, Erik Lobelius, Anne-Lise Pizot, Angela Rabaglio, Linn Ragnarsson, Amaury Réot, Claire-Marie Ricarte, Adrian Rusmali, Luisa Schöfer, Christos Strinopoulos

Prix
-26 ans : 16€
+26 ans : 25€


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