« Primera carta de San Pablo a los Corintios »
d'Angélica Liddell

Du 10 au 15 novembre 2015

À ne pas manquer

Notre avis : à ne pas manquer
-TOP 2015-

Trois lettres d'amour d'une violence inouïe, scandées par une Angélica Liddell au sommet de son art, dans l'écrin rougeoyant du Théâtre de l'Odéon. 


Pour te donner une idée, je suis une porcherie où l’on va brûler tous les porcs.
© Samuel Rubio

© Samuel Rubio


La pièce en bref

Sur un plateau recouvert de tentures rouges , Angélica Liddell s'avance en silence, le Christ à ses côtés. De longues minutes s'écoulent, durant lesquelles rien ne se passe ou presque, nous faisant presque douter de la réputation pour le moins sulfureuse de la dramaturge madrilène, qui nous avait habitués à davantage de folie. Lorsque retentissent les premiers mots de la lettre de Marta à Tomas dans Les Communiants de Bergman, nos doutes se dissipent instantanément, et l'on sait d'avance que ce qui va suivre sera à la hauteur de nos attentes : pur, cathartique, presque indécent. Dans la seconde lettre, celle de la Reine du Calvaire au Grand Amant, le champ lexical  de l'amour et celui du culte s'entremêlent jusqu'à ne faire plus qu'un. Comme possédée, Angélica Liddell se tord de douleur, vomit un flot de paroles jusqu'à en devenir inaudible, et tente à bout de forces de s'arracher la langue. C'est sur le chapitre 13 de L'Épître de Saint-Paul que va se clore le cycle des lectures, avant que le spectacle se prolonge par une succession de tableaux fiévreux et dérangeants.

Angélica ose tout, parle de Dieu et de la foi sans aucune censure. Elle met le Christ sous perfusion avant de déverser son sang sur scène, coupe à grands coups de ciseaux la chevelure brune d'une femme agenouillée sur le sol, dirige en dominatrice quatre femmes nues aux crânes rasés à blanc, et danse comme une furie  au milieu du plateau avant que les lumières s'éteignent. Est-ce trop ? Peut-être, mais cela n'en reste pas moins jouissif.

Alicia Dorey


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On a aimé

On a moins aimé

  • Les dix premières minutes, qui se déroulent dans un silence complet, peuvent agacer.

Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un  ami sans foi ni loi

ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • L'amour
  • La Vénus d'Urbin, du Titien

Infos pratiques

Mise en scène 
Angélica Liddell

Dates
 10 au 15 nov. 2015

Horaires
20h (mar-sam)
15h (dim)

Durée.png

Durée
1h25
 

Adresse
Théâtre de l'Odéon
Place de l'Odéon
Paris 6

Avec
Victoria Aime, Angélica Liddell, Ugo Giacomazzi en alternance avec Borja López et Sindo Puche

Prix
-28 ans: à partir de 7€
+28 ans: à partir de 14€


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