« Martyr » 
de Marius Von Mayenburg

Du 27 novembre au 6 décembre 2016

Mi-figue, mi-figue

Notre avis : MI-figue, mi-figue

Dans sa dernière pièce, l’allemand Marius von Mayenburg nous plonge dans une crise d’adolescence sombre et spirituelle…


Je ne vis pas pour ma foi, je vais mourir pour elle.
© Laurent Greslin / Claire Thévenin

© Laurent Greslin / Claire Thévenin


La pièce en bref

Benjamin a séché le cours de natation. Lorsque sa mère lui demande quelle raison inscrire sur le mot d’excuse, celui-ci lui répond « cela heurte mes sentiments religieux ». Le ton est donné. Depuis quelques temps, le jeune lycéen s’intéresse de très, très (même trop) près à la Bible et prend tout ce qui y est écrit au pied de la lettre. Du coup, eh bien oui, les filles qui exhibent leur joli corps en bikini à la piscine, il ne tolère plus vraiment… Le pire, c’est que Benjamin va réussir à obtenir gain de cause. Le directeur jugera en effet cette tenue indécente ! Et cela va aller de mal en pis. L’adolescent va se montrer de plus en plus intolérant sur tout un tas de bricoles, et va s’opérer en lui une transformation mystique qui le mènera très loin… Jusqu’au fanatisme. Seule sa professeure de biologie, Erika Roth, lui tient tête.

Voilà le propos du dernier texte en date de l’auteur allemand contemporain Marius von Mayenburg. La pièce, construite de manière très cinématographique, est constituée de 27 tableaux qui sont autant de situations nous montrant l’évolution de Benjamin. Un vrai plongeon dans nos années lycée, avec une scénographie faite de chaises d’école et de tableaux amovibles sur lesquels les comédiens viennent marquer à la craie les titres des différentes parties et autres mots clés. Une mise en scène qui ne manque pas de dynamisme et de charme, malgré un petit air de déjà-vu. L’histoire, qui s’annonce  pourtant originale et prenante, tombe malheureusement peu à peu dans une légère facilité et une vision trop manichéenne du bien et du mal. Qu’à cela ne tienne, on est tout de même emportés, surtout grâce à l’excellent Pierre Andrau dans le rôle du p’tit Benji. Dépêchez-vous, la pièce ne se joue que jusqu’au 6 décembre, jour de la Saint Nicolas ! ça n’a aucun rapport, mais on a tous un copain qui s’appelle Nicolas.

 
 

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On a aimé

  • Le propos, furieusement actuel.
  • Le dynamisme des comédiens. 
  • La nudité.
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On a moins aimé

  • Un poil trop long.
  • De vraies inégalités de jeu.
  • Pas assez de nudité !
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un bigot.
  • Une cousine indécente.

Allez-y si vous aimez

  • La Bible.
  • Vous souvenir de vos années lycée.


Infos pratiques

Mise en scène 
Gatienne Engelibert

Dates
27 nov.  au 6 déc. 2016

Horaire
21h15 (lun-mar)
14h30 (dim)
 

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Durée
1h40

Adresse
Théâtre de Belleville
94 rue du Fbg du Temple
Paris 11

Avec
Pierre Andrau, Nathalie Bitan, Tom Boyaval, Sylvie Cavé, François Delaive, René Hernandez, Louise Rebillaud, Rainer Sievert


Prix
-26 ans : 10€
-30ans : 15€
+30 ans : 25€


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