« Les Vibrants »
d'Aïda Asgharzadeh 

Du 9 septembre au 30 décembre 2017 

A ne pas manquer

Notre avis : A NE PAS MANQUER
-sélection septembre 2017-

Ode (vibrante, évidemment) à un théâtre salvateur qui va changer la vie d’un jeune soldat blessé durant la Première Guerre mondiale.


Nous sommes des vibrants, Eugène. Notre vraie vie à nous, elle est là-bas, pas ici.
© Jean-Christophe Lemasson

© Jean-Christophe Lemasson


La pièce en bref

En 1916, dans les tristement célèbres tranchées de Verdun, le jeune et beau Eugène, touché par un éclat d’obus, perd la moitié de son visage... A l'hôpital du Val-de-Grâce, on tente comme on peut de le "réparer". Sa mâchoire est sauvée, mais c'est maintenant un cratère qui lui tient lieu de nez. Le malheur qui s'abat sur sa plastique n'a rien à envier à celui qui déchire son cœur. Quelques mois plus tard, l'arrivée d'une certaine Sarah Bernhardt, rendant visite aux poilus de l'hôpital (comme elle le faisait réellement), va redonner un sens à la vie du jeune soldat. Estropiée elle aussi (amputée d'une jambe vers la fin de sa vie, pas cool à l'époque) elle le prend sous son aile et l'embauche à la Comédie-Française. Notre Eugène triomphe rapidement dans le rôle de Cyrano de Bergerac et trouve sa résurrection dans le théâtre. Plutôt cocasse de jouer un homme au grand nez quand on a perdu le sien. Quand une Gueule Cassée rencontre une autre gueule cassée, ça a bien de la gueule, faut l'avouer. 

La pièce d'Aïda Asgharzadeh, admirablement bien écrite, pleine de justesse et d'émotions, est parfaitement servie par une mise en scène efficace et un petit côté cinématographique très prenant. Des rideaux en mousseline (rien à voir avec la purée) tirés par les comédiens servent à séparer les différentes scènes. Trois comédiens, tous très talentueux, jouent plusieurs rôles autour de Benjamin Breniere, totalement ébouriffant en Eugène défiguré. Sa prothèse au visage lui donne un faux-air de Frankenstein et un parlé particulièrement attendrissant. Ne croyez pas à tentative de supercherie théâtrale pour simuler des blessures : les Gueules Cassées de la 1ère guerre mondiale portaient bel et bien des masques pour cacher leur infirmité, la chirurgie plastique n'étant pas encore au top à l'époque. 


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé

  • La rencontre entre guerre et théâtre.
  • Les masques.
  • Entendre du Cyrano.
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On a moins aimé

  • La musique, dont on pourrait très bien se passer.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un poilu (même s'il n'a pas fait la guerre).
  • Un imberbe marche aussi.

Allez-y si vous aimez

  • La Première Guerre mondiale.
  • Vibrer de tout votre être.


Infos pratiques

Mise en scène  
Quentin Deflat

Dates
9 sept. au 30 déc.  2017

Horaire
20h30 (mar-sam)
16h (dim)

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Durée
1h30

Adresse
Studio des Champs-Élysées
15 av. Montaigne
Paris 8

Avec
Aïda Asgharzadeh ou Elizabeth Ventura, Benjamine Breniere, Mattieu Hornuss, Amélie Manet

Prix
Tarif unique : 17€


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