« Les Gens d'Oz »
de Yana Borissova

Du 3 mars au 2 avril 2016

Seulement s'il pleut

Notre avis : Seulement s'il pleut

Cinq personnages dont la passivité est érigée en art de vivre. Entre immobilisme et réflexion sur le sens à donner à la vie et à l'amour, on se perd bien vite dans ce qui ressemblerait dangereusement à du bavardage pur et simple.


Le théâtre me procure des moments d’amnésie pour tout ce qui, autrement, ne fait que m’écraser.
© Elisabeth Carechio

© Elisabeth Carechio


La pièce en bref

Une auteure célèbre qui n'a pas pris sa plume depuis une décennie, son colocataire mélomane hébergé à titre gracieux, un voisin un peu gauche amoureux d'une jeune assistante éditoriale, et enfin un rentier légèrement imbu de sa personne, dans un immeuble à qui l'on prête une sensibilité quasi-humaine. Rien que de très prometteur. Pourtant, si le petit cahier-programme qui nous est distribué à l'entrée précise que l'accent ne sera pas mis sur l'action dramatique, on espérait au moins que le texte aborde plus en profondeur des sujets aussi sensibles que la création littéraire, l'hypocrisie amoureuse ou encore l'oubli. Malheureusement, seuls quelques moments de grâce sauvent de justesse un spectacle somme toute un peu bancal.

La sobriété des décors parvient à créer une atmosphère délicieusement oppressante, dont les personnages se retrouvent volontairement prisonniers. Si l'on peut décider d'entrer avec eux dans cette cage tapissée de feutre gris, après tout rien ne nous y oblige, et c'est bien là le cœur du problème. Détail à retenir : les deux coussins de tissu beige, qui font tour à tour office de divan, de cachette ou de trampoline finissent peu ou prou par ressembler à l'état dans lequel on se trouve en quittant la salle.


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé 

  • Le personnage de Truman, assez loufoque pour être terriblement attachant.
  • Le pantalon à rayures d'Anna.
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On a moins aimé

  • L'absence de profondeur du texte, qui donne l'impression d'un survol permanent.
  • Les roulades sur le sol de personnages prétendument ivres, auxquelles on ne croit pas une seconde. 
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un ami éditeur (ou mieux, assistant éditorial)
  • Votre voisin(e) de pallier

Allez-y si vous aimez

  • Les états d'âme
  • Les histoires de voisinage


Infos pratiques

Mise en scène  
Galin Stoev

Dates
3 mar. au 2 avr. 2016

Horaire
19h (mar)
20h (mer-sam)
16h (dim)

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Durée
1h40

Adresse
Théâtre de la Colline
15, rue Malte-Brun
Paris 20

Avec
Edwige Baily, Yoann Blanc, Bérangère Bonvoisin, Vincent Minne, Tristan Schotte 

Prix
-30 ans : 14€
+30 ans : 20€


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