« Le Petit Chaperon rouge » 
de Charles Perrault

Du 2 au 20 mai 2017

Mi-figue, mi-figue

Notre avis : mi-figue, mi-figue

Joël Pommerat revisite à sa façon le plus culte des contes pour enfant dans une mise en scène très (trop ?) sobre, où les jeux de lumière sont le seul habillage d'un récit plutôt angoissant. A voir quand on exècre les spectacles tarte à la crème (ce qui ne nous empêche pas d’aimer la tarte à la crème).


Je voulais te dire que ça ne sent pas non plus très bon chez toi mémé, ça sent un peu le renfermé.

© Elizabeth Carecchio

© Elizabeth Carecchio


La pièce en bref 

Quand on est un admirateur compulsif de Joël Pommerat (dernier succès en date :  Ca ira (1) Fin de Louis) on galope forcément voir tous ses spectacles. En l'occurrence Le petit chaperon rouge est un des premiers contes qu’il a réécrit en 2004 et qu’il rejoue régulièrement sur scène depuis dix ans. Pas de surprise sur l’histoire, la petiote se fait bien engloutir par un vieux loup après avoir déjà englouti la mémé.

Contée de bout en bout par le narrateur, la petite fille et la mère sont quasiment muettes. Ce qui nous permet de regretter une narration franchement monocorde qui relève l’exploit de laisser place à l’ennui dans un spectacle d’à peine 45 minutes. Néanmoins l’histoire semble captiver les chérubins contenus dans les gradins. Peut-être justement parce qu’il est à l’opposé du traditionnel spectacle pour enfant souvent hystérique et bourré d'interactions indigestes. On est ici sur un registre plus calme, qui force un peu l’écoute. D’autant plus que Pommerat a donné au conte la dimension d’un récit initiatique qui traite du passage à l’âge adulte (la fillette qui quitte sa mère pour aller à l'aventure et taper la bise à sa grand-mère) et des rapports intergénérationnels. Il n’empêche qu’on trouve le temps un peu long, et qu’on finit par se féliciter du festin final. Ca donnerait presque un peu faim.


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé

  • La démarche de la mère, toute en pointe de pieds.
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On a moins aimé

  • Une narration quelque peu monotone.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un enfant pas dopé au sucre.
  • Votre grand-mère.

Allez-y si vous aimez

  • Les histoires qui font peur. 
  • Sortir vos enfants.


Infos pratiques

Mise en scène 
Joël Pommerat

Dates
2 au 20 mai 2017

Horaire
19h (mar- sam)
16h (mer & sam)
 

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Durée
0h45

Adresse
Théâtre des Bouffes du Nord
37bis bvd de la Chapelle
Paris 10

Avec   
Isabelle Rivoal, Ludovic Molière et Valérie Vinci /Isabelle Rivoal, Rodolphe Martin et Murielle Martinelli

Prix
-26 ans : 15€
-26 ans : 25€


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