« Le Cas Sneijder »
de Jean-Paul Dubois

Du 21 février au 22 avril 2017

Une réussite

NOTRE AVIS : UNE RÉUSSITE
-Sélection mars 2017-

Une adaptation sombre et sensible du Cas Sneijder de Jean-Paul Dubois, qui nous place entre les mains de Pierre Arditi, pour nous faire prendre le chemin (horizontal) de la mélancolie après la chute.


Nous sommes à l’abri de tout sauf de nous-mêmes.
© Nathalie Hervieux

© Nathalie Hervieux


La pièce en bref

Paul Sneijder (prononcez s-neige-dère) est un survivant. Seul rescapé d’un inexplicable accident d’ascenseur, il n’en finit plus de chuter en décortiquant le sens de l’existence et la mécanique ascensoriste. Non dénué d’humour et pétri de lucidité, il cherche la raison de la verticalité du monde tout en optant, en ce qui le concerne, pour une horizontalité tranquille. Sa femme refuse de comprendre qu’il ne s'en remette pas, qu’il refuse de se bouger un peu pour revenir à la vie bourgeoise qui est la leur, et surtout qu’il ne s'efforce nullement de donner le change auprès de leur entourage. Comme on pouvait le craindre, la brèche s’agrandit entre les deux époux qui, sans doute, ne s’aiment plus depuis longtemps — mais plutôt mourir que de le reconnaître. Ce pauvre Paul n'a donc pas d'autre alternative que de trouver refuge auprès de quelques connaissances passagères, à savoir le chef d’une entreprise de promeneurs de chien, un avocat humaniste, ou encore le fantôme de sa fille.

On connaissait Arditi en doux monstre gentil, mais pas forcément avec l'œil qui frise. C'est maintenant chose faite, il nous amuse autant qu'il nous touche. Si la mise en scène de Didier Bezace reste un poil poussive, elle parvient très élégamment à nous pousser sur la voie de la désillusion. Mais après tout, n’est-ce pas la même direction que celle de la révolte ?


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé 

 

  • Le face-à-face des « monstres sacrés » Arditi-Bezace.
  • L’humour très « François Damiens » du propriétaire du chenil.
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On a moins aimé

  • Qu'est-ce que c'est que ce systématisme des fondus au noir ?
  • Les temps d’arrêt de la mise en scène pour laisser le champ à la voix off.
  • Une épouse un peu caricaturale.

 

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Son voisin du rez-de-chaussée, surtout s'il a refusé de payer pour l'ascenseur. 
  • Tout le syndic de l'immeuble.

Allez-y si vous aimez

  • Pierre Arditi. 
  • Prendre l'ascenseur. 
  • Participer à des concours de beauté pour chien (pas vous en personne, evidemment).


Infos pratiques

Mise en scène  
Didier Bezace

Dates
21 fév. au 22 avr. 2017

Horaire
21h (mar-sam)
18h (sam)
15h (dim)

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Durée
1h45

Adresse
Théâtre de l'Atelier
Place Charles Dullin
Paris 18

Avec
Pierre Arditi, Didier Bezace, Sylvie Debrun, Morgane Fourcault et Thierry Gibault

Prix
-26 ans: 10€
+26 ans: à partir de 17€
 


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