« La Nuit des rois »
de William Shakespeare

Du 14 janvier au 14 février 2016

A ne pas manquer

Notre avis : À NE PAS MANQUer
- Sélection janvier 2016-

Une mise en scène ingénieuse de cette pièce moins connue de William Shakespeare, qui nous interroge sur la nature trouble du désir.   


Alors, que ton amour soit plus jeune que toi, sinon ton attachement ne pourra pas rester intense
© Nolwenn Brod

© Nolwenn Brod


La pièce en bref

Au cœur de l’hiver, dans une Illyrie atemporelle, au nord de la mer Adriatique, Olivia et le Duc Orsino se morfondent de solitude. Olivia ne peut se résoudre à quitter le deuil de son frère,  alors qu’Orsino, lui, se consume d’amour pour l’impassible jeune femme. Aucun dialogue n’est possible entre ces deux êtres, prisonniers de leurs fantasmes. Naufragée en pleine mer et échouée sur les rives de la ville, la jeune Viola sème le trouble parmi les identités mortifères de la froide Illyrie. Travestie en homme, elle se fait page auprès d’Orsino, qui la charge de porter des messages d’amour à Olivia. La belle endeuillée s’éprend du mystérieux page à la fougue garçonnière, alors que Viola ne résiste pas aux charmes de son maître Orsino… Le triangle amoureux qui se noue n’est que la toile de fond sur laquelle viennent s’imbriquer de rocambolesques et délicieuses intrigues, dont l’enjeu reste la lutte entre puritanisme austère et bouffonnerie farcesque. Cher à Shakespeare, ce thème fait peau neuve avec la superbe mise en scène de Clément Poirée, qui tend à notre époque un miroir onirique et inquiétant.  

C’est dans un décor à la fois dépouillé et complexe que le talent des acteurs peut se dévoiler à sa juste mesure. On salue notamment la performance de Laurent Menoret – qui incarne à la perfection la déchéance du rationalisme dans la folie débridée – ainsi que la trajectoire de la pièce, qui s’achève sur le chant carnavalesque du fou, à la fois émouvant et drôle.  Le travestissement, le trouble des sentiments et des identités, l’impossible connaissance de soi et des autres : en mêlant finement les registres de la bouffonnerie et de l’émotion, la création de Poirée fait parler à Shakespeare le langage de notre temps.

 
 

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On a aimé

  • L'humour farcesque, pourtant très périlleux. 
  • La performance exceptionnelle de Laurent Menoret en Malvolio.
  • La musique, élément central de la pièce.
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On a moins aimé

  • Que la musique ne soit pas encore plus présente.

 

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un ami réfractaire à Shakespeare, que vous aimeriez convaincre

Allez-y si vous aimez

  • Vous moquer des puritains
  • Les heureux dénouements

 


Infos pratiques

Mise en scène  
Clément Poirée

Dates
14 jan. au 14 fév. 2016

Horaire
20h (mar-sam)
16h (dim)

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Durée
2h30

Adresse
Théâtre de la Tempête
La Cartoucherie
Paris 12

Avec

Moustafa Benaïbout, Camille Bernon, Bruno Blairet, Julien Campani Eddie Chignara, Matthieu Marie, Laurent Menoret Morgane Nairaud Claire Sermonne 

Prix
-26 ans :12€ 
+26 ans : 20€


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