« La Mouette »
d'Anton Tchekhov

Du 21 au 27 avril 2017

A ne pas manquer

NOTRE AVIS : à ne pas manquer
-sélection avril 2017-

Alors même que les Mouettes fleurissent partout à l'affiche des théâtres, en voilà une qui vous permettra de vous la raconter (allez, faites-vous passer pour un féru de dramaturgie lituanienne) et de passer un très bon moment.


J’ai pris ma décision: j’arracherai cet amour de mon cœur, avec les racines je l’arracherai.
© D.Matvejev

© D.Matvejev


La pièce en bref

On ne compte plus le nombre de mises en scène de La Mouette : au moment où vous nous lisez, il y en a bien trois ou quatre qui se disputent le haut de l’affiche. Passage obligé pour de nombreuses compagnies (tant l’auteur russe est un classique), réflexion sur le théâtre qui intéresse plus d'un metteur en scène : dans la pièce s’affrontent les anciens et les nouveaux, avec le personnage de Trigorine, écrivain à succès, en couple avec une actrice dont le fils, Constantin, est à la recherche de « formes nouvelles » — dont elle raille les prétentions. C’est surtout une pièce sur l’amour qui voit Nina, l’amoureuse de Constantin, séduite par Trigorine, qu’elle va suivre à Moscou et qui finira par l’abandonner : une mouette qu’un homme, par désoeuvrement, détruit.

Pourquoi cette version plutôt qu’une autre alors ? On vous avoue, on n’était pas très motivé samedi soir pour se carapater à Malakoff entendre cette version de trois heures en lituanien… Et pourtant ! D’abord il est rare de voir la Mouette avec l’intégralité des personnages, là où, baisse des subventions oblige, on zappe généralement quelques rôles. Mais surtout les slaves n’ont pas leur pareil pour faire entendre l’âme du dramaturge russe. Les adresses au public ont tôt fait d’installer une extrême concentration dans la salle, qui rit et qui pleure d’émotion (si si). Standing ovation du public à la fin pour saluer cette performance exceptionnelle !


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé 

  • Le décor réduit à une table, des chaises et un canap’. Et le jeu d’acteurs, à la russe : exceptionnel qu’on vous dit !
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On a moins aimé

  • Les surtitres par toujours raccord.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un amour impossible.

Allez-y si vous aimez

  • Les langues slaves.
  • Rire et pleurer.


Infos pratiques

Mise en scène  
Oskaras Koršunovas

Dates
21 au 27 avr. 2017

Horaire
20h30 (mar-ven)
19h30 (mer-sam)
16h (dim)

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Durée
3h
(entracte)

Adresse
Théâtre 71
3 place du 11 novembre
Malakoff

Avec
Martynas Nedzinskas, Nelé Savicenko, Darius Meskauskas, Agneska Ravdo, Airida Gintautaité, Rasa Samuolyté, Darius Gumauskas, Dainius Gavenonis, Kirilas Glusajevas et Giedrius Savickas

Prix
-30 ans : 14€
+30  ans : 27€


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