« L' Art de la comédie »
d'Eduardo De Filippo

Du 10 au 18 février 2016

À ne pas manquer

Notre avis : une réussite

Peu importe que ce soit ou non du théâtre ! C'est ce que semble nous dire chacun des personnages de cette pièce d'Eduardo De Filippo, avec une facétie et une intelligence dont on ne se lasse pas une seule seconde. 


Vous, vous avez dans le ventre un crapaud inquiet.
© Philippe Delacroix

© Philippe Delacroix


La pièce en bref

Un texte sur la fonction politique du théâtre, voilà qui pourrait en effrayer plus d'un, si tout cela ne prenait pas l'apparence d'une formidable farce. Nous sommes dans l'Italie des années 60, avec un préfet en robe de chambre sur le point de prendre ses nouvelles fonctions. Profitant des bonnes dispositions de Son Excellence, Oreste Campese, chef d'une troupe de comédiens dont la roulotte est partie en fumée, vient nonchalamment présenter ses doléances. Contre toute attente, celui-ci n'ambitionne pas de soutirer de l'argent à son interlocuteur, mais simplement de l'inviter à assister à son spectacle, dans l'espoir de voir les habitants franchir à nouveau le seuil du théâtre municipal. Hélas, Campese se heurte au refus catégorique du haut fonctionnaire, davantage préoccupé par la nécessité de faire bonne figure que par celle de se divertir. Mais Campese quitte le bureau en emportant par inadvertance la liste des rendez-vous du préfet, après l'avoir menacé d'être bien incapable de distinguer un comédien d'un homme ordinaire. Dès lors, comment savoir si la myriade de personnages désopilants qu'il reçoit dans son bureau ne sont pas de talentueux acteurs envoyés par Campese, mais bel et bien des citoyens dans le besoin ? Rongé par le doute, le préfet sombre dans une paranoïa qui ne tarde pas à devenir contagieuse… 

Bien loin de l'Italie solaire à laquelle on pourrait s'attendre, c'est dans un décor sombre et métallique qu'évoluent les comédiens. À la merci de l'autorité préfectorale, les voilà traversant en petites foulées le pont interminable qui jouxte le plateau, joli clin d'œil aux longueurs et absurdités administratives de toute préfecture qui se respecte. En définitive, où le théâtre peut-il donc se réfugier, lorsque la classe politique refuse d'y porter
attention ? La réponse est : absolument partout.

 
 

Envie de plus de théâtre ?


On a aimé 

  • Les petites pointes d'humour qui vont se nicher jusque dans les décors, à l'instar du fauteuil préfectoral recouvert de papier bulle.
  • La robe de chambre en satin rouge de Son Excellence, superbement grotesque. 
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On a moins aimé

  • Le comique de répétition, parfois un peu lourd et poussif.

 

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un ami qui travaille dans la haute fonction publique
  • Un comédien dont c'est le soir de relâche

Allez-y si vous aimez

  • Débattre sur la place de l'art dans la Cité
  • Les querelles de voisinage 

 


Infos pratiques

Mise en scène  
Patrick Pineau

Dates
10 au 18 fév. 2016

Horaire
19h30 (mer-sam)
20h30 (mar-ven)
16h (dim)

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Durée
1h50

Adresse
Théâtre 71
3, Place du 11 novembre
Malakoff

Avec
Nicolas Bonnefoy, Marc Jeancourt, Aline Le Berre, Manuel Le Lièvre, Fabien Orcier, Sylvie Orcier, Mohamed Rouabhi, Christophe Vandevelde

Prix
-30 ans: 13€
+30 ans: 27€


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