« Je crois en un seul Dieu » 
de Stefano Massini

Du 14 mars au 9 avril 2017

Mi-figue, mi-figue

Notre avis : mi-figue, mi-figue

Après Chapitres de la chute, auteur et metteur en scène se retrouvent pour une deuxième collaboration et nous emmènent à Tel-Aviv, où se prépare un attentat. 


Celui qui réchappe à un attentat reste en vie. Mais avec la mort fixée dans la tête.

© Sonia Barcet

© Sonia Barcet


La pièce en bref 

Seule en scène, Rachida Brakni prête son corps et sa voix à trois femmes. L'une, palestinienne, se prépare à devenir martyre en appuyant sur un détonateur. La deuxième est israélienne, professeure d'histoire, et s'apprête à mourir. La troisième, américaine, observe nonchalamment tout ce petit monde exploser à coups d'attentats-suicides. Le récit débute un an avant l'attentat. A Tel-Aviv, on dit d'un homme du Hamas qui explose en fabriquant sa bombe artisanale qu'il est victime d'un "accident de travail", que les "autres" ne sont forcément pas comme "nous" et qu'à chaque coin de rue, on prie un dieu différent. Les unes de journaux attisent les haines en deux langues, les sirènes du Shabbat essaient de faire taire les mégaphones qui appellent au jeûne.

Au milieu d'une foule qu'on imagine poussiéreuse, colorée, voilée ou en mini-jupe, Rachida Brakni fait un tour d'horizon des mentalités. Les lumières changent avec les humeurs et les peurs, la voix se fait tremblante. Mais les personnages manquent de nuances – la militaire américaine se tient les jambes écartées et parle d'une voix qui ressemble à celle d'un doublage de série B, tandis que l'Israélienne s'inquiète plus qu'elle ne vit. Le trait est grossier, presque caricatural. On flotte sur la surface plane des émotions sans en voir la couleur. Et puis le temps s'égrène lentement – vraiment trop lentement – à tel point qu'on a l'impression d'être loin, très loin de la guerre des points de vue dont on nous parle tant…


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On a aimé

  • La mise en scène des attentats, les acouphènes et la fumée.
  • Sentir monter la tension avant la déflagration.
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On a moins aimé

  • Le côté répétitif des monologues, de la trame et du jeu.
  • Le rythme un tant soit peu soporifique de la pièce.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un pote qui a tout compris au conflit israélo-palestinien.
  • Un insomniaque qui préfère Noël à Pâques.

Allez-y si vous aimez

  • Les histoires de guerre et les bombes (chacun ses goûts).
  • La TNT, les éclats de verre et les sacs à dos oranges.


Infos pratiques

Mise en scène 
Arnaud Meunier

Dates
14 mar. au 9 avr. 2017

Horaire
20h30 (mar-sam)
15h30 (dim)
 

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Durée
1h40

Adresse
Théâtre du Rond-Point
2 bis av. Franklin Roosevelt
Paris 8

Avec
Rachida Brakni

 

 

Prix
-30 ans : 16€
+30 ans : 31€


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