« Die Weise von Liebe und Tod... »
d'Anne Teresa De Keersmaeker

Du 25 novembre au 29 novembre 2015

À ne pas manquer

Notre avis : À NE PAS MANQUER

 Tout le talent d'Anne Teresa de Keersmaeker se déploie dans cette interprétation très personnelle du Chant de l'amour et de la mort du cornette Christoph Rilke, poème en prose du poète autrichien Rainer Maria Rilke


On a deux yeux en trop.
— Rainer Maria Rilke
© Anne Van Aerschot

© Anne Van Aerschot


La pièce en bref

Lorsque le  spectacle commence, le public n'est pas encore plongé dans l'obscurité, mais dans le silence. Un homme s'avance lentement au centre de la scène, seul. Il esquisse quelques mouvements, sur un sol recouvert d'une fine pellicule de sable. On entend le crissement de ses chaussures, le léger froissement de ses vêtements, et l'on ne peut s'empêcher d'être captivés par cette alliance de force et de souplesse. C'est alors qu'une musique se fait entendre, d'abord imperceptible, puis de plus en plus forte:  une flûtiste se met à interpréter l'air saccadé d'Opera per flauto,  de Salvatore Sciarrino, jouant subtilement avec le pincement de ses lèvres sur l'instrument, dans une succession de claquements, de murmures et de bruissements d'une étonnante pureté. Après un nouveau silence, le premier interprète est rejoint par Anne Teresa de Keersmaeker. Nos deux danseurs vont faire alterner mouvement et immobilité, avec une maîtrise proche de la perfection. Ce n'est qu'à la suite de ces passages introductifs que le poème en prose de Rainer Maria Rilke est projeté face à nous, en allemand et dans sa traduction française. Anne Teresa de Keersmaeker égrène à voix haute chacun des mots du Chant de l'amour et de la mort du cornette Christoph Rilke, récit d'une longue chevauchée solitaire qui conduit un héros à la mort. 

Peu importe si l'on ne veut pas lire, ou si l'on ne comprend pas l'allemand. La beauté du spectacle réside dans la musicalité de la langue, et dans la sobriété du mouvement. Après avoir axé sa réflexion sur la marche dans My Walking Is My Dancing, puis sur la respiration dans My Breathing Is My Dancing, Anne Teresa de Keersmaeker se penche ici sur le texte, et nous invite à une réflexion sur l'incarnation des mots. 

Alicia Dorey


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On a aimé

  • L'alternance du silence, de la musique et du texte.
  • L'économie de mouvements, qui donne à chaque geste une incroyable intensité. 

On a moins aimé

  • La longueur du poème lu à voix haute en allemand en déroutera certains. 

Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un ami germanophile

ALLEZ-Y SI VOUS AIMEZ

  • La langue allemande
  • La flûte traversière 

Infos pratiques

Mise en scène 
Anne Teresa de Keersmaeker

Dates
 25 au 29 nov. 2015

Horaires
20h30 (mar-sam)
15h (dim)
 

Durée.png

Durée
1h15
 

Adresse
T2G
41 av. des Grésillons
92230 Genevilliers

Avec
Anne Teresa De Keersmaeker, Michaël Pomero

Prix
-30 ans : 13€
+30 ans : 24€


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