« Bled Runner»
de Fellag

Du 23 février au 9 avril 2017

Une réussite

NOTRE AVIS : UNE RÉUSSITE
-Sélection mars 2017-

Fellag peint son autoportrait de franco-algérien, à travers des textes tirés de ses spectacles. L'histoire croisée de la France et de l'Algérie devient sa toile de fond, l'anecdote son pot de peinture, et l'humour son pinceau !

DU 4 au 9 avril inclus
votre place à moins 50%

Comment ça marche ?
1.  Je choisis ma date de représentation entre le 8 et le 12 mars.
2.  Je contacte la billetterie par mail ou par téléphone : 01.44.95.98.21
3.  Je fournis lors de ma réservation le code « Retour au bled » qui me permet d'obtenir mes places à moitié prix.
4.  Je retire mes places au guichet le jour du spectacle.


Finalement, la France, c’est une Algérie française qui a réussi.
© Giovanni Cittadini Cesi

© Giovanni Cittadini Cesi


La pièce en bref

"Nous on faisait pas le ramadan : on était trop petits. Mais on aimait bien voir souffrir les autres, livides de faim". Cette douce cruauté enfantine, c'est Fellag qui nous la raconte. Son personnage a grandi en Kabylie, entre une odeur d'huile d'olive et le bruit saccadé des hélicoptères français. Fellag est un "autochtone", qui a dû réciter à l'école que ses ancêtres étaient successivement gaulois, puis kabyles… puis arabes. Il a dû apprendre à écrire de gauche à droite - puis de droite à gauche après les Accords d'Evian. Il a grandi en calant (comprendre : serrant) des jeunes filles dans le bus, en buvant de l'Antésite et en tombant amoureux des actrices de cinéma. Son humour pique comme du sable dans les yeux – il dézingue gentiment les maîtres d'école et les Français qui ont abandonné Alger en laissant tout derrière eux, sauf le mode d'emploi pour faire marcher le pays. En une douzaine de saynètes, il rassemble des extraits de ses spectacles et nous fait traverser la Méditerranée avec lui, sur un ferry en direction de Marseille.

Le mobilier est simple, les effets sonores ingénieux. Ça danse, ça dort, ça reçoit un jet d'eau de la police pendant les manifs. La scène a beau être immense, Fellag la remplit de son humour et fait pleurer de rire toute la salle. "Après l'indépendance, la rue Anatole France est devenue la rue Anatole Algérie". Les anecdotes sont brèves, incisives, ponctuées de mots de kabyle et de riffs d'air guitar. La logique cartésienne d'une narration classique est remplacée par un seul mot d'ordre : "je vis donc j'existe". C'est d'ailleurs pour ça que "chez nous, les éoliennes tournent à l'électricité pour produire du vent".


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé 

  • Voir grandir un petit garçon mi-algérien, mi-kabyle, mi-français.
  • Voir un colonisé décolonisé se moquer des colonisateurs et des colonisés.
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On a moins aimé

  • Entendre Fellag chercher ses mots – et buter dessus ensuite.
  • Certaines blagues, un peu prévisibles.

 

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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Un pote kabyle-analphabète-bilingue.
  • Un autre qui se croit mécanicien.

Allez-y si vous aimez

  • Le French cancan, la guillotine et Brigitte Bardot (celle d'avant).
  • Les lunettes à quadruple foyer et les bordels de campagne.
  • Vous adosser à un mur pour regarder passer la vie


Infos pratiques

Mise en scène  
Marianne Épin

Dates
23 fév. au 9 avr. 2017

Horaire
18h30 (mar-sam)
15h (dim)

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Durée
1h30

Adresse
Théâtre du Rond-Point
2bis av. Franklin Roosevelt
Paris 8

Avec
Fellag

Prix exclusif
"Les 5 Pièces"

-30 ans: 8€
+30 ans: 16€


Merci de nous avoir lus, maintenant allez-y !