« Alors que j'attendais » 
de Mohammad Al Attar

Du 12 au 15 octobre 2016

A ne pas manquer

Notre avis : à ne pas manquer

Sujet glissant par excellence , Mohammad Al Attar et Omar Abusaada abordent le conflit syrien avec une justesse et une pudeur que l’on aimerait voir plus souvent dans les journaux. 


Cette zone grise entre espoir et désespoir.
© Didier Nadeau

© Didier Nadeau


La pièce en bref

Damas, 2011. Taym gît sur un lit d’hôpital après avoir été retrouvé dans sa voiture, inconscient. Sans doute un coup des services secrets. Mais comment savoir ? Autour de lui, on s’agite, on regrette, on règle ses comptes. Entre une mère qui marmonne des versets du Coran dans les plis de son voile, une sœur rongée par la culpabilité d’avoir fui le giron familial en partant s’installer à Beyrouth, un vieux copain fumeur de joints et une petite amie éplorée, le corps du pauvre Taym se sent un peu à l’étroit. C’est alors qu’on voit son âme s’élever au-dessus de tout ce beau monde pour aller se glisser dans une petite salle d’enregistrement placée au-dessus du plateau, derrière une cloison-écran sur laquelle défilent des images filmées lors des manifestations syriennes du début des années 2000. 

Derrière la pièce se cache un film en devenir. Si le spectacle manque parfois de rythme, la façon dont le conflit familial se surimpose à celui du pays redonne au quotidien ses lettres de noblesse, avec sa part d’ennui et de déceptions. Aux côtés du corps bientôt sans vie de ce fils sacrifié, mère et fille s’écharpent, hurlent, pleurent, avant de se réconcilier autour de photos de famille et d’une marmite de feuilles de vignes farcies.

Un peu comme « avant ».


Envie de plus de théâtre ?


On a aimé

  • Que la petite amie effondrée se tape la tête contre un pilier d’acier. Il y a de quoi.
  • Les images, qui ne cèdent jamais au sensationnalisme.
  • Lorsque Nada chuchote une petite déclaration d’amour à l’oreille de son frère lors de sa dernière nuit à l’hôpital. 
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On a moins aimé

  • Le roman-photo sur la vie de Nada, un peu simpliste…
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Vos parents, pour les changer du JT.
  • otre meilleur ami fumeur de hasch, pour qu’il sache comment réagir en cas de pépin. 

Allez-y si vous aimez

  • Prendre un peu de hauteur sur l'actualité. 
  • Les us et coutumes du Proche-Orient.


Infos pratiques

Mise en scène 
Omal Abusaada

Dates
11 au 15 oct. 2016

Horaire
20h (mer-ven)
16h (sam)

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Durée
1h30

Adresse
Le Tarmac
159 avenue Gambetta
Paris 20

Avec
Amal Omran, Mohammad Alarashi, Nanda Mohammad, Reham Kassar, Mouiad Roumieh, Mohamad Al Refai

 

Prix
-28 ans : 12€
+28 ans : 25€


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