« Le portrait de Dorian Gray » 
d'Oscar Wilde

Du 14 septembre au 31 décembre 2016

A ne pas manquer

Notre avis : à ne pas manquer

Une plongée dans les tréfonds de l’âme humaine, qui rend justice au chef d’œuvre d’Oscar Wilde.


Il n’y a que les benêts intellectuels qui discutent.
© Fabienne Rappeneau

© Fabienne Rappeneau


La pièce en bref

Dorian, jeune dandy anglais de son état, fait la connaissance de Lord Henry par l’entremise de Basil, ami peintre qui s'est par ailleurs entiché du beau jeune homme au point d'en faire sa muse. Malgré les mises en garde de Basil, la toxicité de Lord Henry fait effet. A grand renfort de théories esthétisantes, ce dernier persuade Dorian qu'une fois sa beauté fanée, sa vie sera vide de sens. Appelant de ses vœux une jeunesse éternelle, Dorian est exaucé : son portrait souffrira les affres de la vieillesse, tandis que le modèle vivant restera à tout jamais frais comme une fleur des champs. Intouchable, le jeune homme sombre peu à peu dans une spirale décadente : paradis artificiels, assassinats, trahisons… Seul son portrait lui permet d’évaluer la laideur de son âme, dont il ne pourra bientôt plus soutenir la vue.

L’intensité de l’interprétation et l’engagement des comédiens font de cette —énième—adaptation du roman d’Oscar Wilde une vraie réussite. Le sourire machiavélique d’Olivier Breitman dans le rôle du perfide Lord Henry est à vous glacer le sang, tandis que la silhouette de statue grecque de Valentin de Carbonnières donne une aura intemporelle au personnage de Dorian. Enfin, Caroline Devismes — excellente dans le rôles des victimes successives du jeune éphèbe — parvient à nous émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. On tire son chapeau au travail de mise en scène de Thomas Le Douarec, qui loin de friser le ridicule en dépit des parties chantées et des adresses directes au public brille finalement par de jolies trouvailles, suggérant habilement le passage du temps et l’enlaidissement de l’âme qui en résulte.  


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On a aimé

  • Les dialogues, vraiment percutants !
  • Le coffre de la chanteuse.
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On a moins aimé

  • Le décor et les costumes, un peu trop kitsch.
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Avec qui faut-il y aller ? 

  • Votre tante Marie-Chantal sur le point de céder aux sirènes du botox. 

Allez-y si vous aimez

  • Les traits d'esprit (merci Oscar Wilde).
  • Les pièces qui font réfléchir l'air de rien.


Infos pratiques

Mise en scène 
Thomas Le Douarec

Dates
12 sept. au 31 déc. 2016

Horaire
20h30 (mar-sam)
16h (dim)

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Durée
1h45

Adresse
Studio Théâtre
des Champs-Élysées
15 av. Montaigne
Paris 8

Avec
Arnaud Denis, Valentin de Carbonnières, Lucile Marquis, Caroline Devismes, Fabrice Scott, Maxime de Toledo, Thomas Le Douarec, Olivier Breitman

 

Prix
-26 ans : 10€
+26 ans : 29€


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